Voici mon premier petit bonjour texan ! Qui l’eût cru qu’un jour je me retrouve à San Antonio dans la patrie de JR et Sue Ellen à faire de la recherche sur un parasite humain de classe mondiale… En tout cas, pas moi ! Mais j’en suis très content !!
J’ai finalement opté pour un blog afin de donner des nouvelles. Ça me permettra de gagner un peu de temps (non pas que je veuille éviter écrire des mails à tout le monde, bien au contraire, mais ça reste le moyen le plus efficace et le plus simple de donner la même info à tous) et à vous, cher lecteur, de venir quand vous le souhaitez. Comme je suis au comble de la modernité, j’en profite aussi pour vous dire que ce blog possède un flux RSS (cf. la section Méta sur la droite) qui vous permettra d’être averti des nouveaux articles postés (comme cela, vous n’aurez pas à vous rendre tous les jours ici pour savoir si une nouvelle tranche de mes aventures a été publiée). Pour utiliser les flux, il existe différents logiciels : Firefox et Thunderbird (Windows/Linux), RSS Bandit (Windows), Akregator (Linux) ou même des widgets (sous Windows et Linux). Vous avez l’embarras du choix pour me suivre ! Sachez tout de même que pour le moment, le rythme de publication devrait être hebdomadaire (pour des raisons techniques puisque je n’ai Internet qu’au travail et, au travail, j’aurai autre chose à faire que publier des articles sur mon blog…). Peut-être que cela changera plus tard.
Me voici donc dans mon nouvel environnement !! Nouvelle aventure dans le Nouveau Monde ! Je peux déjà vous garantir qu’il y a du changement bien qu’on soit toujours dans le monde occidental. Dans ce premier article, je vais vous raconter mon arrivée, ma première semaine d’embauche, le commencement de ma nouvelle vie en somme. Prenez un peu de temps devant vous, vous allez avoir de la lecture 😉 (ceux qui me connaissent bien savent que je suis prolifique). Let’s go !
Mon arrivée.
Avant de parler de mon arrivée, quelques mots de mon départ (pour arriver quelque part, ne faut-il pas en partir d’un autre ? Très philosophique n’est-ce pas…). Je vais vous la faire assez courte : Poitiers-Paris en train, une nuit à Paris, départ à Charles de Gaulles, voyage fait en compagnie de ma chère et tendre Winka. Il est vrai que Winka et moi-même redoutions un peu le moment de la séparation. Quatre mois sans se voir, ça fait un peu long. Mais bien qu’il soit assez difficile de s’y préparer, on a tenu le choc (de toute façon, nous n’avions pas le choix). Les dernières minutes furent bien trop courtes et l’on ne prend réellement conscience de la séparation qu’une fois l’être aimé de l’autre côté du tapis roulant. D’ailleurs, ces tapis roulants sont assez remarquables car, certes faits pour vous faire gagner du temps, ils vous prennent aussi en charge lors de ces moments : sans aucun mouvement de votre part (si ce n’est mettre le pied dessus), il prend l’initiative de vous séparer de la personne que vous ne voulez pas quitter. Je ne suis pas certain que les concepteurs d’un tel matériel aient vraiment pensé à cette fonctionnalité à l’origine… Suite à ce premier moment vient le second où vous réalisez pleinement la séparation en vous asseyant dans l’avion, décollant pour un autre continent. À vrai dire, ça vous occupe une sacrée partie du voyage. Mais c’était inéluctable et je ne pense maintenant qu’au mois d’août, au moment où je retrouverai Winka dans l’aéroport de San Antonio !! Et à mon avis, ça arrivera bien plus vite que je ne le pense (déjà une semaine d’écouler et je n’ai rien vu passer).
Première destination : Charlotte en Caroline du Nord. Voyage : 8h30, deux repas, un film, un livre et quelques heures de sommeil. Immigration : un petit quart d’heure d’attente, quelques questions, les réponses qui vont bien et la prise des empreintes et de la photo. Récupération des bagages, passage par la douane, réenregistrement. Passage sur le sol américain : check sécurité nécessitant l’enlèvement des chaussures, de la ceinture, de mon PC et de ma tablette du sac-à-dos. Et me voici enfin aux États-Unis d’Amérique. Initialement, il était prévu 2h30 de temps pour prendre ma correspondance mais, en arrivant à Charlotte, je me suis rendu compte que l’avion était arrivé avec une heure d’avance. Comme il est impossible que l’avion n’aille plus vite que sa vitesse maximum, les deux hypothèses qui me sont venues à l’esprit sont (a) une erreur de la part de l’agence (étrange surtout que tout est réglé électroniquement maintenant) ou (b) un passage à l’heure d’été. Mon téléphone m’a permis de trancher : il s’agissait bien d’un passage à l’heure d’été puisque j’ai dû activer cette option lorsque j’ai choisi le fuseau horaire de New York pour obtenir l’heure correcte. Moi qui pensais que la date du passage à l’heure d’été pour les pays qui choisissait le changement était universelle, belle déconvenue. Mais par la même occasion, j’ai gagné une heure pour ma correspondance, de quoi prendre mon temps avant mon prochain avion (ayant raté ma correspondance à Houston lorsque j’étais venu pour mon interview le mois dernier, ça m’a bien changé) et donner quelques nouvelles par la même occasion. J’aurais bien voulu utiliser mon téléphone pour envoyer quelques SMS mais, malgré l’activation du mode international, impossible de faire quoi que ce soit (merci Orange…). Du coup, à défaut de téléphone, je me suis rabattu sur Internet et j’ai eu la chance de profiter du Wifi gratuit de l’aéroport. Ça m’a occupé les deux heures et demie d’attente qui me restaient. Puis le temps du nouvel embarquement vint : direction San Antonio. Le vol s’est bien passé mais l’arrivée a été assez turbulente (au sens littéral). Il faut dire qu’il y avait un sacré mauvais temps à destination. Je dois bien avouer que j’étais un peu moins confiant qu’à mon habitude, vu les écarts que faisait l’avion lors de sa phase d’atterrissage. Mais les pilotes furent à la hauteur de leurs qualifications ! Et comme vous pouvez le lire, je suis arrivé sain et sauf. Mais, comme l’a dit Tim (mon superviseur), mon arrivée dans ma nouvelle ville fut magistrale : pluie torrentielle et éclair majestueux ! J’ai appris deux jours plus tard qu’il s’agissait d’une tempête orageuse qui ne se produit en gros que tous les dix ans (et encore nous avions eu de la chance puisque nous étions à la lisière de ladite tempête…).
Une fois sur le sol texan, direction la récupération des bagages. À ce moment-là, je pensais voir Ian (l’un des post-doc de l’équipe qui devait venir me chercher). Pas de Ian mais toujours pas de bagages. Donc l’un dans l’autre, pas de problème. Les bagages sont arrivés et puis Ian par la même occasion (non, il n’était pas sur le tapis roulant, rassurez-vous). Après nous être salués et avant de m’accompagner à ma nouvelle résidence, il m’a proposé de passer au supermarché pour acheter des babioles de première nécessité. Je dois dire que ça m’arrangeait bougrement même si j’avais prévu de le faire le lendemain soir. Donc direction le supermarché pour acheter couverts (2 assiettes, 2 bols, 4 fourchettes, 4 couteaux, 4 cuillères), 2 verres, un drap-housse, deux tests d’oreillers, un rideau de douche et de quoi petit-déjeuner (du pain, du beurre et de la confiture). Je vous raconterai en détail ce qu’est un magasin à l’américaine. Mais sachez qu’on est loin d’être perdu (vive le mode de vie à l’occidentale). Une fois équipé, direction l’appartement. Autant le chemin vers le magasin s’est fait sous des trombes d’eau et de beaux éclairs, autant mon arrivée à l’appartement s’est faite au sec (tant mieux car j’avais des bagages et des paquets à décharger). J’ai ainsi découvert l’appartement et je dois bien avouer qu’on s’y plaît très vite : spacieux et meublé (bon, les meubles, je les loue pour 6 mois, il faudra que je m’en trouve d’autres) !! De la moquette toute douce… Un frigo, un lave-vaisselle ! Je vous le décrirai plus en détail la prochaine fois et quelques photos viendront vous montrer mon nouveau chez moi (et futur chez nous) !! Après une inspection rapide et la préparation de mon lit, hop au dodo… Après tout j’étais debout depuis 20 heures ! Mais la nuit ne fut pas de tout repos puisque le gros de la tempête s’est produit durant cette période : tonnerre, éclairs, pluie battante. Déjà que le décalage horaire ne jouait pas en ma faveur, là, j’étais servi : réveil toutes les deux heures… Mais le principal était bien d’être chez soi, dans son nouveau lit !!
Ma première semaine d’embauche.
Après cette première nuit délicieuse et reposante, j’ai pu attaquer ma première journée dans mon nouveau pays (mardi). Une fois préparé, la première étape fut d’aller signer les papiers du bail au bureau de la résidence (qui se trouve par chance à l’entrée). On m’a remis l’état des lieux (à faire soi-même, ce qui est assez original). Ian est ensuite venu me chercher, direction l’Institut. J’en ai profité pour prendre quelques repères sur le chemin. Mais en discutant, ce fut tout de même assez dur. Une fois à bon port, je suis allé voir Tim, histoire de voir que j’étais bien arrivé et de discuter un peu. Puis direction les ressources humaines. Signature des différents papiers (contrat; choix de la mutuelle et règlements). Entre apposer mes initiales et signer, j’en ai fait quelques centaines de mètres avec mon stylo bic… Première partie le matin, seconde l’après-midi, le tout entrecoupé d’une visite médicale dans un cabinet du coin. Pour m’y rendre, j’ai pris la voiture de location de l’Institut qui m’avait été réservée et que j’utiliserai durant le mois qui vient. Dompter la bête ne fut pas facile mais j’y reviendrai une prochaine fois. Au cabinet : bilan sanguin et urinaire, test tuberculinique et vaccination DTP. Ironiquement, pour cette dernière, j’avais fait mon rappel en France le mois précédent. Au final j’avais bien fait car la réaction que j’avais eue à l’époque a été assez forte et je n’aurais pas aimé l’avoir aux US. Visite médicale de deux heures avec comme cadeau de départ mon sérum à remettre à l’Institut (sans doute pour des tests au cas où). Et c’est dans ce cabinet médical que j’ai appris que lobby signifiait salle d’attente. Ceci donne tout son sens au mot lobbying… Après toutes ces procédures, me voilà enfin libre vers 16h. Je peux enfin m’installer dans le bureau qui sera le mien pour les trois prochaines années au moins. Bureau partagé avec Ian. Franchement, je n’ai jamais eu d’aussi grand espace de travail. Je ferai aussi quelques photos. Ça pourrait même faire des jaloux en France 😉 ! J’en ai ainsi profité pour écrire quelques mails. De retour chez moi avec ma nouvelle voiture, un peu fatigué, je me suis reposé. Le soir, j’ai repris la route pour trouver le magasin de la veille histoire de me trouver un peu de nourriture à mettre dans le frigo. J’ai eu beau tourné et viré, rien à faire, je ne retrouvais pas le magasin. Je fais donc demi-tour et rentre chez moi. J’apprendrai le lendemain en regardant la carte que je m’étais arrêté à 20 mètres du lieu désiré… Le lendemain (mercredi), les procédures ont continué : demande de numéro de sécurité sociale (qui n’a pas grand-chose à voir avec la sécurité sociale…). Une heure d’attente, vingt minutes d’entretien, deux semaines avant de recevoir la carte dans ma boîte aux lettres. Sans ce numéro, point de salut : aucune démarche administrative faisable même pour souscrire un pauvre abonnement Internet. Sans ce numéro, vous n’existez pas… L’après-midi, première réunion de travail. Le soir, les fameuses courses. Le lendemain, encore des démarches : ouverture de compte (sans numéros de sécu mais là, j’ai un peu de chance je dois dire car l’Institut appartient à un grand groupe de recherche du coin qui possède une banque !). Deuxième réunion de travail (cette fois-ci entre Tim et moi pour parler du projet). Et j’apprends qu’en centre-ville se déroule un congrès de génétique que me conseille vivement Tim. Ce congrès commença le jeudi après-midi et m’a occupé le vendredi et le samedi matin. Comme vous pouvez le voir, une semaine qui n’a pas manqué de peps et de travail ! On verra ce que donnera la prochaine.
Eh voilà, ce sera tout pour cette semaine (enfin, c’est déjà pas mal, ça vous aura au moins occupé quelques minutes). Si vous souhaitez laisser des commentaires, n’hésitez pas ;-), je me ferai une joie de les lire et d’y répondre si nécessaire. Une petite bande-annonce pour le prochain article : je vous parlerai des raisons pour lesquelles je suis ici (eh oui, je ne suis pas en vacances) et sans aucun doute de mes nouvelles péripéties (la conduite aux US et la nourriture (que peut-on bien trouver à manger au Pays de l’oncle Sam ?)).
Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne semaine et vous dis à bientôt !!

Coucou de France !
Bonne idée ce petit blog. Pour les gens curieux comme moi c’est un plaisir !
Je vois que tu as l’air de t’y faire vite, c’est vraiment une bonne chose ! Et l’accent Texan, ça va ?
Tu sais que j’ai découvert que le chili con carne venait du Texas et non du Mexique. Bon appétit ! Il ne doit rien avoir à faire avec celui qu’on connaît outre-Atlantique.
Et « Que peut-on bien trouver à manger au Pays de l’oncle Sam ? » Du sel la Baleine !!!!!!
J’ai mes sources…
Bon porte-toi bien et n’attrape pas d’insolation dans ce pays hostile !
Myriam B.
Coucou d’outre-Atlantique !
Merci !
Pour le moment, l’accent texan peut aller. Je comprends assez bien les gens. En fait, j’ai remarqué que je les faisais répéter lorsqu’ils posaient une question pour être bien certain d’avoir compris. Prochaine étape, reformuler la question (ce sera plus prolifique pour moi).
Pour le Chili con carne et le reste de la cuisine TexMex, je n’ai pas encore vraiment testé. Mais dès que j’aurai un peu de temps, je n’y manquerai pas !!
Pour ce qui est de ce que l’on mange dans le coin, il n’y a pas que ça (ta source t’a réservé des surprises).
Je prendrai soin de moi 😉 ! J’espère que tu en feras autant de ton côté !
A+
Cool ce blog. En effet, tu as l’air de très vite te faire à ce nouveau pays.
Amuse toi bien
Adrienne