À la découverte du steack texan et petit bilan du mois !

Voici l’heure du quatrième article, ce qui signifie que le premier mois à San Antonio se termine. Un premier petit bilan s’impose donc ! Quels ont été les bons et les mauvais côtés de ce premier mois texan ? Que reste-t-il à découvrir et quelles sont mes espérances pour les prochaines semaines ?

Mais avant d’aborder tout ceci, je vais tout de même vous raconter ma péripétie de la semaine qui, je tiens à vous l’annoncer, était tout de même plus calme que celle de la semaine dernière.

Et pour finir il y aura une petite surprise à la fin (rien de transcendant toutefois).

Bienvenue dans l’univers du steakhouse !
L’un des emblèmes du Texas, avec le chapeau de cowboy et la cravate texane, est assurément le steakhouse. Comme son nom l’indique, il s’agit de la maison du steak et plus généralement de la viande de bœuf. Pour illustrer ce propos, on pourrait comparer ce genre d’établissement à nos Courtepailles. Je ne sais pas jusqu’à quel point la comparaison est valable pour le moment mais il s’agit de l’impression qui m’a été donné lors de ma première expérience steakhousienne.
En effet, ce samedi, j’ai été convié à une petite sortie entre collègue dans un des steakhouses huppés de la ville (eh oui, qui l’eût cru qu’un Courtepaille puisse être huppé…). Matt (l’australien de la dernière fois) et Ian sont venus me chercher, direction le Nord de San Antonio. Pour l’occasion, je m’étais habillé assez neutre tout comme Matt. Ian de son côté était plus décontracté (pantalon effiloché, comme à son habitude en somme).
Arrivés avec dix minutes d’avance, nous nous sommes dirigés vers le restaurant. Effectivement, il s’agissait d’un restaurant plutôt huppé : maître d’hôtel en habit de cérémonie, serveurs tirés à quatre épingles. Du coup, la tenue d’Ian détonnait un peu mais ça n’avait l’air de ne choquer personne. En même temps, il semblerait qu’aux États-Unis, on soit un peu moins prompte à juger les gens sur leur apparence. Nous avons été assez vite rejoints par l’organisatrice de la soirée, Joanne (une australienne travaillant à l’Institut). Une petite bière au bar avant d’obtenir notre table (un petit quart d’heure plus tard) et puis les trois convives attendus arrivent (tous des australiens soit dit en passant, comme quoi le Texas doit être aussi un État australien).
Une fois confortablement installés, nous pouvons découvrir la carte. Petite précision pour les non-initiés : les appetizers sont les entrées, les entrées sont les accompagnements des plats (allez savoir pourquoi, personne ne connaît la réponse), et les plats ne semblent pas avoir de réels nom de sections dirons-nous. Parmi les appetizers, on pouvait choisir entre autres Escargots (sic) et French Onion Soup. Je me suis laissé tenter par le second. Ensuite, pour le plat, les choix n’étaient pas vraiment au rendez-vous : je m’attendais vraiment à un choix de viandes divers et varié. Eh bien, Filet-mignon (sic, qui n’est autre que du filet de bœuf), ou prime qui semble être du steak de premier choix. Vous pouvez l’avoir simplement grillé ou plus élaboré. Pour ma part, j’avais pris un filet de bœuf avec sauce tomate à l’ail et maïs. Nous avons également décidé de prendre l’ensemble des entrées (sachant que nous étions 6 et qu’il y avait 6 assortiments) parmi lesquelles des Lyonnaise potatoes (qui sont en réalités des pommes de terre Bonne Femme (merci Winka)) et du Au gratin potatoes (sorte de gratin dauphinois avec une sauce au poivre remplaçant la crème fraîche). Vient ainsi l’heure de la commande et avec la bonne surprise de la soirée : le choix de la cuisson lors de la viande. Il est de notoriété que les américains aiment leur viande plutôt bien cuite. Le fait de pouvoir demander sa viande rare (blue en Angleterre et bleue chez nous) ou medium fut un soulagement surtout pour moi qui ne l’aime pas trop cuite.
Après un délai raisonnable, Les plats arrivent. Ma soupe à l’oignon française made in Texas n’était pas mauvaise. Oubliez bien évidemment le concept de fromage râpé et dites bonjour à la toastinette. Dans l’ensemble, cette soupe était très bonne (les croutons ont été remplacés par de la mie de pain) et le fromage, bien que non râpé, n’était pas mauvais (armez-vous tout de même d’un couteau pour le couper). Le filet était lui plus décevant. Il était accompagné de sa sauce et de bacon et au final les arômes n’étaient pas vraiment bien dosés (tous les goûts étaient prononcés). Du coup, ce n’était pas vraiment une réussite et je commençai à regretter de ne pas avoir pris une pièce uniquement grillée. Quant aux entrées, elles n’étaient pas mauvaises rattrapant un peu le plat. En tout cas, je peux vous dire qu’à la fin du plat, le repas était terminé : tout le monde avait bien mangé (les portions avaient été conséquentes comme toujours) et même si les desserts étaient attrayants, il n’en fut rien.
Puis vint le moment de l’addition… Le restaurant n’était pas huppé pour rien et l’excès de sel dans la facture m’a bien donné soif (au bon moment pour finir le vin rouge australien qui avait accompagné tout ce repas). Cinquante dollars pour une entrée, un plat et un accompagnement, ce premier steakhouse a été certes une bonne introduction mais à un prix plutôt élevé. Mais, bien que le choix de mon plat ne m’a pas vraiment satisfait, il faut tout de même avouer que le service a été très bien et que le cadre agréable. En somme une soirée plus calme que celle de la semaine dernière et très appréciable.
Le retour fut aussi rapide que l’allée. Au cours de notre discussion, j’ai appris qu’un circuit de F1 était en construction à Austin et que Matt et Ian avaient l’intention de voir la course de F1 qui s’y tiendra en novembre prochain. Ils m’ont évidemment proposé de venir et je dois bien avouer que je ne manquerai pas une occasion de voir une course de F1 en direct. Donc rendez-vous en novembre pour suivre cette aventure de plus près.

Petit bilan : les bons côtés…
Comme je l’avais annoncé, voici un petit bilan de ce mois passé. Étant de nature à voir le verre à moitié plein, commençons par les bonnes choses.

  • l’alimentation : l’une de mes grandes peurs en arrivant ici était de savoir quel type de produit je pouvais trouver. Heureusement pour moi, les produits sont équivalents à ceux que l’on trouve en Europe (j’ai même de l’aubergine et du chou-fleur finalement). Donc très bon point, je peux manger ce dont j’ai envie !!

  • l’intégration : elle s’est mieux passée que je l’aurais espéré. Ceci en très grande partie grâce à Ian qui m’a présenté aux diverses personnes du labo et qui m’a donné les bonnes informations au bon moment ! Franchement, merci à lui !

  • le temps : toujours beau (ou presque), ce qui fait toujours du bien au moral, surtout dans les moments difficiles.

  • les démarches administratives : je pensais que cela aurait été plus compliqué mais finalement elles se sont bien déroulées et plutôt rapidement.

  • Les services : la qualité de service est tout de même bien différente de ce que l’on peut trouver en France et je dois bien avouer que c’est très agréable (on prend de vos nouvelles, on vous choie). Franchement, une expérience à vivre.

… et les mauvais
Tout bon côté est toujours accompagné de sa face sombre… Pour ma part, ils sont assez peu nombreux mais plutôt prégnants…

  • la solitude : je me doutais bien qu’en partant à 10 000 Km de mon pays d’origine, ce ne serait pas facile tous les jours. Lorsque j’avais déménagé en France, j’avais toujours un petit coup de déprime à un moment donné mais ça ne durait jamais bien longtemps. Cette fois-ci, les moments de déprime sont beaucoup plus présents et intenses. Le pic a été la fin de la troisième semaine au cours de laquelle c’était particulièrement difficile. Ce moment correspondait à celui de la fin des démarches administratives et à l’installation d’une certaine routine… Depuis, ça va mieux mais il y a toujours des petites baisses de moral. Même si Internet est tout de même un outil très efficace pour rapprocher les gens éloignés (au moins de façon transitoire), lorsqu’on n’a plus de contact avec la personne que l’on voudrait, ça met un coup au moral. Je pense également que la diminution des contacts sociaux est un facteur aggravant. Être dans un pays étranger et ne pas parler autant qu’en France doit sûrement me jouer quelques vilains tours (finalement être expansif a parfois ses mauvais côtés).

  • les vacances : c’est la mauvaise nouvelle de la semaine (même si elle demande confirmation) : je n’aurai que deux semaines de vacances dans l’année… Je dois bien avouer que c’est quelque chose qui me fait franchement regretter la France… Au début, je pensais que j’avais quatre semaines ce qui me semblait tout à fait respectable. Mais j’avais commis une erreur de calcul : les 6,5 heures de congés que l’on m’avait signifié ne sont pas données à chaque paye (qui se fait toutes les deux semaines, encore une particularité des États-Unis) mais chaque mois… Ce qui divise par deux le nombre de jours espérés… Du coup, pour rentrer en France, ça va être compliqué et les vacances de Noël se passeront au Texas, c’est une quasi-certitude. Voilà qui ne remonte pas vraiment le moral.

  • le téléphone : déjà que je n’aimais pas le téléphone en France, ici je suis servi. C’est l’un des outils de communication préféré des américains… Et je peux vous dire que parler en anglais au téléphone quand on a déjà du mal sans, ce n’est franchement pas une partie de rigolade ! Mais je n’ai pas vraiment le choix…

… ce qu’il me reste à faire !
Bien évidemment, je ne suis qu’au début de mon aventure ! Il me reste encore plein de chose à faire et beaucoup à découvrir :

  • la langue : il faut impérativement que j’améliore mon anglais (cela va de soi me direz-vous). Mais vu la frustration que cela procure de ne pas pouvoir communiquer ses idées, ça en devient presque un besoin. L’objectif prochain est de maîtriser les verbes come et get qui peuvent vous servir en tout occasion a priori.

  • la région : je dois bien avouer que je n’ai pas encore vraiment visité. J’ai quelque peu vu le centre-ville mais ça reste assez limité. Je vais donc devoir approfondir le sujet, ce qui me mettra sans doute aussi du baume au cœur!

La petite surprise du moment
Normalement, j’avais un indice à vous donner, il s’agissait de l’heure de la publication de cet article… Mais n’ayant pas pu le publier hier, ça n’a plus beaucoup d’intérêt. Il faudra donc me croire sur parole : j’ai enfin eu ma connexion Internet !! Je dois bien avouer que ça soulage grandement de savoir que l’on peut communiquer avec le reste du mon à partir de chez soi !! Et ça facilite la vie lorsqu’on doit contacter la personne qui nous manque le plus !!… Je vous avais dit que ce n’était rien de merveilleux mais je peux vous dire que pour moi c’est plus que merveilleux !!

Pour terminer ce nouvel article et faire un écho au précédent : rassurez-vous, j’ai pu faire ma lessive et j’ai maintenant des vêtements tout propres !! (C’était une information capitale que je me devais de vous communiquer !)

Voilà, c’est déjà terminé pour cette fois-ci ! En espérant que la semaine prochaine j’ai autant de chose à vous raconter…

Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine ou un bon début/fin de vacances pour ceux qui ont la chance d’en avoir (il y a des veinards quand même…) !

Une réponse sur “À la découverte du steack texan et petit bilan du mois !”

  1. Coucou mon amour!! Ah, que ce soit par Email ou sur ton blog, c’est toujours le même bonheur de te lire (même si j’ai déjà toutes les infos en prime time, j’attentais ton article avec l’impatience d’une choupikette!! ;-))! C’est clair que cette connexion internet nous change la vie!!! Je t’aime si fort et tu me manques tant!! Vivement ce soir/demain matin que l’on se retrouve!!!
    Ta choukette qui pense si fort à toi et qui t’aime plus que tout!!

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